Sorcière, sorcière, prends garde à ton…

Autant l’avouer, certains livres sont barbants. A écouter, à lire, et encore plus à raconter. Car on a beau trouver le livre soporifique, inintéressant, ridicule, pas beau, il faut tout de même donner de sa personne pour faire vivre l’histoire. Parce que celle ou celui qui en a réclamé la lecture l’aime ce livre. Et ne comprendrait pas pourquoi l’histoire qui lui plaisait tant hier, ou 1h avant, voire 10 minutes dans le pire des cas, n’est plus racontée de la même manière.

Parmi les livres « honnis » figurent pour moi en bonne place ceux de Byron Barton, Mon bus ou Mon vélo, que Clément a eus dans le cadre de son abonnement à l’École des Loisirs et qu’il adore.

A l’inverse, il y a des livres dont je ne me lasse pas. Des livres que je pourrais raconter plusieurs fois de suite sans problème. De manière assez intéressante, ce sont souvent les livres que j’ai eus enfant qui me font cet effet-là. Il faut dire que nous avions vraiment bon goût dans la famille et qu’il y a dans notre « panthéon littéraire familial » de sacrées pépites (en toute modestie évidemment). Je vous ai déjà présenté La folle nuit du petit Jésus et aujourd’hui je change radicalement de style avec une histoire de sorcière. Mais pas l’histoire de n’importe quelle sorcière : l’histoire de Pélagie.

Pélagie la SorcièrePélagie la Sorcière - intérieur

L’histoire ? Chez Pélagie, tout est noir. Du sol au plafond, des murs aux meubles, des objets au chat Rodolphe, tout est noir. Seuls les yeux verts de Rodolphe sont visibles. Lorsqu’ils sont ouverts bien sûr. Mais lorsqu’il dort, Pélagie ne le voit plus et trébuche sur lui ou s’assoie sur lui. Pourquoi donc ne pas donner un coup de baguette magique et le transformer en chat vert, voire multicolore ?Pélagie la Sorcière - intérieur20180110_105710

Mon avis ? Cette histoire est un régal à raconter : le rythme des phrases est fluide, rapide, avec ce qu’il faut de ponctuation pour rendre la lecture très agréable. Ce qui est déjà un très bon point pour un livre. Et puis j’aime beaucoup le fond de l’histoire et les dessins. On est pour moi sur un titre qui fait passer l’enfant des livres pour les tous petits à ceux pour plus grands. Il y a évidemment de l’humour (le comique de répétition marche toujours) et ce livre peut aussi servir de manière détournée à aborder les couleurs ! A noter que d’autres histoires de Pélagie sont sorties par la suite, mais je ne me souviens pas les avoir lues.20180110_105539

Pour qui ? Je pensais Clément un peu petit avec ses trois ans pour apprécier ce livre mais il l’a tout de suite beaucoup aimé et le ressort très régulièrement !

Pélagie la sorcière / Valérie Thomas, Paul Korky / 24 pages / Milan / Parution mars 1991

Attention, le livre n’est plus édité, il faut donc le trouver en bibliothèque ou d’occasion !

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